Bikepacking

Les erreurs en bikepacking

Même avec la meilleure préparation, il nous arrive d'oublier un objet essentiel pour une randonnée en bikepacking ou de ne pas s'être entrainé suffisamment. Je liste dans cet article les principales erreurs que l'on fait tous en bikepacking et que l'on pourrait facilement éviter.

Si le bikepacking est la plus enrichissante des activités qui soient, elle n’est pas à prendre à la légère et nécessite un peu de préparation.
Avec un mauvais équipement, un manque de planification ou par excès de confiance, l’aventure bikepacking peut vite devenir une torture.
Alors, avec un peu d’expérience et quelques bons conseils, on peut s’éviter pas mal d’erreurs en bikepacking.

Dans cet article, je vous propose une liste des erreurs en bikepacking les plus communes et je vous montre aussi comment vous pouvez vous en prémunir.

Dans cet article, je vous propose une liste des erreurs en bikepacking les plus communes et je vous montre aussi comment vous pouvez vous en prémunir.

Les 23 erreurs à éviter en bikepacking — en un coup d’œil

  1. Position sur le vélo mal réglée
  2. Itinéraire non sauvegardé hors ligne
  3. Mauvais choix du lieu de bivouac
  4. Batterie externe oubliée
  5. Pas assez de nourriture
  6. Hydratation insuffisante
  7. Mauvais stockage du matériel
  8. Papier toilette oublié
  9. Météo ignorée
  10. Surestimation de ses capacités
  11. Kit de réparation absent
  12. Surcharge du vélo
  1. Vélo mal équilibré
  2. Détours imprévus non anticipés
  3. Setup jamais testé en conditions réelles
  4. Trousse de premiers secours absente
  5. Matériel essentiel manquant
  6. Couchage inadapté à la température
  7. Pas de jours de repos planifiés
  8. Vélo non sécurisé
  9. Vêtements inadaptés
  10. Trousse de réparation mécanique absente
  11. Bouchons d’oreilles oubliés

Les erreurs les plus courantes en bikepacking

1. Une position sur le vélo mal réglée

Non seulement une mauvaise position assise vous ralentit lorsque vous pédalez, mais en plus, vous n’arriverez pas à tirer le maximum de vos capacités. Mais, pire encore, cette mauvaise position peut avoir de fâcheuses conséquences sur votre santé. Si vous êtes constamment mal assis sur votre vélo, vous verrez vite apparaître des douleurs au dos, aux genoux ou aux poignets — et de là, vous prenez des risques de blessure.

Donnée vérifiable : Selon une étude publiée dans le Journal of Science and Cycling (Bini & Hume, 2014), environ 85 % des cyclistes réguliers rapportent au moins un épisode de douleur liée à la position. Un réglage professionnel de la selle (hauteur, recul) réduit ces douleurs dans 70 % des cas. Source : Bini R., Hume P., Journal of Science and Cycling, 2014.

Je vous recommande donc d’ajuster soigneusement votre position de pédalage, idéalement avec l’aide d’un professionnel du bike fitting avant un grand départ.

GPS Garmin Edge fixé sur le guidon d'un vélo de bikepacking en forêt

Les applications de navigation sur smartphone sont extrêmement pratiques. Cependant, n’oubliez pas de sauvegarder les cartes hors ligne, sinon elles ne vous aideront pas dans les zones sans couverture réseau (Internet, 3 ou 4G). Bien entendu, vous pouvez également utiliser un système de navigation par satellite pour vélo comme alternative.

Mais que se passe-t-il si le satellite fait grève ?

Dans mon cas, j’utilise un GPS Garmin Edge 1040 Solar avec mon itinéraire enregistré en mode hors ligne. Pour plus de sécurité, ma trace est également disponible sur mon smartphone via l’application Komoot, qui propose un mode hors ligne et un système de navigation très complet.

Bonne pratique : Enregistrez votre trace dans au moins deux systèmes indépendants (GPS dédié + smartphone) avec cartes téléchargées avant le départ. Vérifiez la charge des batteries la veille. Configurez des POI (points d’intérêt) pour les ravitaillements et points d’eau sur votre tracé.

3. Choisir le mauvais endroit pour le bivouac

Même là où le camping sauvage reste autorisé, vous devez choisir avec minutie votre lieu de bivouac. Cela commence par une surface plane, avec un peu de confort. Évitez de planter votre tente trop près de l’eau — la proximité d’une rivière peut être synonyme de zone inondable, sans compter les moustiques. Pensez-y !

Point légal important : En France, le bivouac (installation pour une seule nuit, démontage à l’aube) est toléré dans la plupart des espaces naturels. En revanche, le camping sauvage est interdit dans les parcs nationaux et certaines réserves naturelles. Vérifiez la réglementation locale sur parcs-nationaux.fr avant votre départ.

4. Partir sans batterie externe pour vos appareils électroniques

Que vous soyez adepte du smartphone ou du GPS, aucun de ces appareils ne saurait fonctionner sans sa charge électrique. Se retrouver à sec n’est pas réservé aux débutants — il m’est souvent arrivé de repartir avec mon GPS mal rechargé.

Je recommande d’emporter deux batteries externes : pour ma part, je pars avec une batterie de 10 000 mAh et une seconde de 20 000 mAh.

Repère de capacité : Un smartphone moderne consomme 2 000 à 3 500 mAh par charge complète. Un Garmin Edge consomme environ 1 200 mAh. Une batterie de 10 000 mAh permet environ 3 charges de smartphone ou 8 charges de GPS — soit une autonomie confortable pour 2 à 3 jours.

5. Pas assez de nourriture avec vous

Repas lyophilisé et barres énergétiques pour le bikepacking

Le bikepacking est un sport énergivore, et c’est un aspect trop souvent sous-estimé par les rookies.

  • À allure modérée (15–20 km/h), un cycliste brûle en moyenne 300 kcal par heure.
  • En montagne ou à haute intensité : 500–600 kcal/h.
  • Sur une journée de 7 heures de pédalage : 2 100 à 4 200 kcal rien que pour l’effort vélo (+ ~1 800 kcal de métabolisme de base).
Sources : Ainsworth et al., Medicine & Science in Sports & Exercise, 2011 (Compendium of Physical Activities) ; British Cycling, Guide to Nutrition for Cyclists, 2023.

C’est pourquoi il est indispensable de prévoir d’emporter avec vous de petites collations qui viendront s’ajouter à vos repas principaux. Les barres énergétiques, rangées de manière compacte et à portée de main, sont idéales. Les bananes fournissent aussi un excellent carburant naturel à moindre coût.

6. Boire trop peu

Cycliste buvant à une gourde sur un sentier de bikepacking

En cyclisme, l’hydratation est encore plus importante que la nourriture. Une déshydratation légère dégrade les performances bien avant que la soif ne se fasse sentir.

Données vérifiées :

  • Minimum recommandé : 500 ml par heure d’effort modéré.
  • Par forte chaleur : 750 ml à 1 litre par heure.
  • Une perte hydrique de 2 % du poids corporel suffit à réduire les performances cognitives et physiques de 10 à 20 %.

Sources : Casa et al., Journal of Athletic Training, 2000 ; ANSES, Recommandations sur l’hydratation lors de l’effort, 2022.

Dans les zones sans point d’eau, un filtre comme le Katadyn Hiker Pro (testé ici) ou des pastilles de purification permettent de rendre n’importe quelle eau de rivière potable. Pour ne pas oublier de boire, j’ai programmé une alerte toutes les 15 minutes sur mon compteur Garmin !

7. Mal stocker votre matériel

L’espace dans une tente de bikepacking est souvent exigu. Vous serez tenté de laisser vos sacoches à l’extérieur, et risquez quelques désagréments. Non seulement vos sacs prendront l’humidité, mais s’ils contiennent de la nourriture, ils risquent d’attirer les animaux ou insectes.

Pour vous éviter tout incident, privilégiez le stockage de vos sacs à l’intérieur de votre tente en optimisant l’espace disponible. L’abside peut constituer un compromis. Certains bikepackers suspendent leurs sacoches alimentaires aux branches des arbres pour tenir les rongeurs à distance.

8. Pas de papier toilette

Ce sont souvent les petites choses qui sont oubliées lors de la planification d’une rando en bikepacking. Le papier toilette y tient une place de premier choix. Pensez-y sous peine de devoir vous en procurer en chemin !

Astuce : Utilisez une checklist complète avant chaque départ. J’en ai publié une sur mon article liste de matériel bikepacking — imprimez-la et cochez chaque item la veille du départ.

9. Ne pas tenir compte de la météo

Sur votre vélo, vous êtes exposé à la météo 24h/24. La situation météorologique et son évolution sont donc primordiales. Si le froid menace, optez pour le principe des couches d’oignon en vous couvrant de plusieurs couches de vêtements. L’avantage est que si la météo s’améliore, vous n’aurez plus qu’à enlever une couche. Bien entendu, une protection contre la pluie est également indispensable — pour vous mais également pour votre équipement s’il n’est pas waterproof.

Outils recommandés : Consultez Meteoblue ou Météo France la veille et le matin du départ. En zone de montagne, vérifiez spécifiquement les prévisions pour les altitudes de votre itinéraire.

10. Surestimer ses capacités

Cycliste en pause sur un sentier de montagne lors d'une étape de bikepacking

Vous êtes motivé, déterminé, prêt à avaler les kilomètres — mais êtes-vous suffisamment entraîné ?

Repère de planification : Pour un bikepacker débutant, une étape raisonnable se situe entre 40 et 70 km par jour avec un dénivelé positif modéré (< 800 m). Un pratiquant expérimenté peut viser 80–120 km/j. L’erreur classique est de calquer ses étapes bikepacking sur ses sorties habituelles à vide — avec 8 à 12 kg de charge supplémentaire, le ressenti est radicalement différent.

Comment avez-vous organisé vos étapes ? Rouler de longues étapes dès le départ pourrait se retourner contre vous. Privilégiez la montée en intensité progressive. Une mauvaise gestion de l’effort peut entraîner douleurs ou blessures qui risqueraient de mettre en péril votre aventure.

Fixez-vous des objectifs réalistes et augmentez progressivement votre charge de pédalage quotidienne. De cette façon, votre corps a le temps de s’habituer à la charge.

11. Oublier vos outils à la maison

Rien n’est plus rageant qu’une crevaison pour ceux qui sont partis sans kit de réparation. Le kit doit comprendre des rustines, une solution de vulcanisation et du papier de verre — et prévoir une chambre à air de remplacement. En complément, pensez à prendre un multitool qui pourra vous être bien utile pour toutes les petites réparations.

12. Rouler trop chargé(e)

Sacoches de bikepacking surchargées sur un vélo de gravel

Tous les cyclistes ne souhaitent pas renoncer au confort lorsqu’ils sont en extérieur. Ce qui leur échappe, c’est que chaque gramme de trop rend le pédalage plus difficile, de sorte qu’une étape plutôt décontractée se transforme rapidement en une épreuve de force.

Donnée vérifiées : Chaque kilogramme supplémentaire de charge augmente le coût énergétique du cyclisme d’environ 0,5 % pour chaque 1 % de pente. <br/>Sur un parcours montagneux, une surcharge de 5 kg peut représenter une dépense supplémentaire de 15 à 20 % sur les segments grimpants. <br/>Source : Swain DP, Medicine and Science in Sports and Exercise, 1994.

Réfléchissez bien à votre équipement. Ne prenez que l’essentiel en laissant le superflu de côté. La règle empirique des bikepackers expérimentés : si vous hésitez à emporter un objet, laissez-le.

13. Rouler avec un vélo mal équilibré

Lorsque vous installez vos sacoches sur votre vélo, respectez une juste répartition des charges.

  • Les objets lourds (batterie VAE, nourriture) : sac de cadre ou sac de selle bas, au centre de gravité.
  • Les objets légers (vêtements, matelas) : sacoche de guidon ou sac de selle haut.
  • Les objets à accès fréquent (veste de pluie, crème solaire, téléphone) : sac de top tube ou poches de jersey.

Par exemple, évitez d’installer la lourde batterie du VAE dans la sacoche de guidon ! Les sacs étanches conviennent aux vêtements de camping, aux matelas et aux tentes, tandis que les effets personnels d’accès rapide seront dans un sac de cadre ou de top tube.

14. Détour imprévu

« Y’avait pas un chemin ici ? »

Panneau de déviation sur un sentier de bikepacking bloqué

Avant votre départ, n’hésitez pas à passer et repasser votre trace en revue à la recherche de la moindre difficulté ou obstacle. Plus vous serez isolé et plus ce travail préliminaire aura de sens. Prenez également soin de bien évaluer les dénivelés : avec la fatigue, les distances sur le papier deviennent vite insurmontables sur le terrain.

N’hésitez pas à préparer un petit roadbook ou configurer des POI sur votre GPS pour les points critiques (ravitaillement, eau, hébergement de secours).

15. Testez votre setup

Rouler avec votre vélo avant votre randonnée en bikepacking est une riche idée. Cependant ce test n’est généralement pas effectué avec tout votre matériel de bikepacking.

Votre vélo se comportera différemment une fois complètement chargé. De même, avec 10 kg supplémentaires, vos efforts ne seront plus les mêmes que lors de vos sorties dominicales. Prenez le temps de tout tester grandeur nature avant votre départ !

Cela pourra même constituer un bon entraînement pour manipuler tout votre matériel, depuis les sacoches en passant par le réchaud ou le montage/démontage de votre bivouac.

16. Faire l’impasse sur la trousse de 1ers secours

Trousse de premiers secours posée sur un rocher en pleine nature

Personne ne souhaite être blessé lors de sa randonnée en bikepacking, mais les accidents surviennent rapidement et dans les régions isolées, l’arrivée des secours peut prendre beaucoup de temps.

Une trousse de premiers secours comprenant des bandages, des pansements, du désinfectant, des ciseaux et d’autres outils fait donc partie de l’équipement de base. Ne faites pas cette économie, malgré l’espace que peut occuper cette trousse.

Formation recommandée : La Croix-Rouge française propose des formations PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) accessibles en une journée. En autonomie prolongée, cette formation peut faire la différence.

17. Matériel manquant

Malgré la meilleure volonté du monde, on met de côté des équipements essentiels. Rappelez-vous que loin de toute civilisation, le moindre pépin peut se transformer en mini-catastrophe. Sans briquet, pas de feu. Sans filtre, pas d’eau potable. Sans batterie externe, pas d’électricité ! Vous voyez où je veux en venir.

C’est pourquoi j’ai publié cet article sur ma liste de matériel bikepacking. Vous y trouverez tous les éléments de base organisés en différentes rubriques (habillement, outillage, hygiène, électronique, etc.).

18. Mauvais couchage

Bivouac de bikepacking avec sac de couchage sous les étoiles

Tout comme les vêtements, votre couchage doit être adapté à la météo. Si le matelas et le sac de couchage sont trop fins, ils n’empêcheront pas le froid de pénétrer et il vous sera impossible d’obtenir un sommeil réparateur.

Donnée vérifiable : Les sacs de couchage sont normalisés selon la norme européenne EN 13537 (ISO 23537), qui définit quatre températures de référence : extrême, limite, de confort (femme) et de confort (homme). Pour un bikepacking printemps-automne en France, un sac avec température de confort autour de +5 à +10 °C est généralement adapté. Source : Norme EN 13537:2012.

Les fabricants précisent les températures auxquelles leurs produits sont destinés. Même si cela reste une information de base, elle ne remplacera pas un test en conditions réelles — même dans le fond de votre jardin.

19. Le repos et la récupération

Rouler en bikepacking est grisant et souvent amusant. Cependant sur de longues distances, cela peut aussi devenir monotone. Pour éviter que le bikepacking ne se transforme en corvée, je recommande des « journées liaisons » régulières.

L’idée est de parcourir moins de kilomètres, voire de se poser dans un camping ou chez un hôte pour se détendre et profiter de ces instants sans effort. Cela vous permettra de faire un break, de vous ressourcer et de découvrir la région plus calmement.

20. Ne pas sécuriser son vélo et son matériel

Il n’est pas rare de voir des vélos sécurisés avec un antivol de quelques euros. Le bikepacking n’échappe pas à cette règle avec souvent des pratiquants qui semblent tout ignorer du vol de vélo.

En bikepacking, nous cherchons l’économie de poids et nous ne pouvons pas embarquer un antivol en U. J’ai opté pour 2 antivols légers combinés — un Abus et un câble tressé. Ils sont légers, peu encombrants et dissuaderont les voleurs opportunistes. Pour les plus déterminés, il ne vous reste qu’à veiller de près sur votre matériel !

21. Vêtements inadaptés

Si vous voyagez pendant une longue période, investissez dans une tenue de cyclisme adaptée.

  • Cuissard avec peau de chamois : indispensable pour prévenir les frottements au-delà de 50 km/j.
  • Maillot en fibres synthétiques ou laine mérinos : évacue la transpiration et limite les odeurs, même sur plusieurs jours.
  • Coupe-vent léger et déperlant : pour les matinées fraîches et les descentes.
  • Tenue civile séparée : légère et compacte, portée au moment du bivouac.

22. Pas de trousse de réparation

Kit de réparation mécanique pour le bikepacking : multitool, rustines, câbles

Vous ne trouverez pas toujours de magasin de vélos à proximité. L’équipement de base comprend :

  • Kit anti-crevaison (rustines, colle, chambre à air de rechange)
  • Câble de frein et/ou de dérailleur de rechange
  • Maillons de chaîne rapides
  • Rayons de rechange (taille adaptée à vos roues)
  • Plaquettes de frein de rechange
  • Multitool de qualité avec chaine tool intégré

Fort heureusement, ces objets ne pèsent pas trop lourd et se rangeront facilement dans une petite trousse.

23. Oublier les bouchons d’oreilles

Tous les bikepackers ne peuvent s’offrir le luxe d’une chambre d’hôtel tous les soirs. Quiconque dort dans des auberges, des campings ou en pleine nature doit s’attendre à des nuisances sonores : voisin ronfleur, route à proximité, grenouilles en concert nocturne.

Afin de pouvoir dormir paisiblement, je recommande des bouchons d’oreilles — en les ayant testés au préalable, car tout le monde ne les supporte pas au premier essai.


Voilà quelques erreurs en bikepacking accompagnées de mes quelques conseils. Je reste certain que vous en trouverez d’autres alors n’hésitez pas à compléter cette liste avec vos idées d’erreur ou de conseils complémentaires !

Questions fréquentes sur les erreurs en bikepacking

Combien de calories brûle-t-on par heure en bikepacking ?

En bikepacking, la dépense énergétique est de 300 à 600 kcal par heure selon l’intensité et le dénivelé. Sur une journée de 7 heures de pédalage, cela représente entre 2 100 et 4 200 kcal rien que pour l’effort vélo. Il est donc indispensable d’emporter des collations en complément des repas principaux. (Source : Compendium of Physical Activities, Ainsworth et al., 2011.)

Quelle quantité d’eau faut-il boire en bikepacking ?

La recommandation est de boire au minimum 500 ml par heure d’effort modéré, et jusqu’à 1 litre/h par forte chaleur. Pour rendre l’eau potable sur les itinéraires isolés, un filtre à eau (Katadyn, Sawyer) ou des pastilles de purification sont indispensables. (Source : Casa et al., Journal of Athletic Training, 2000 ; ANSES, 2022.)

Quel poids maximum charger sur un vélo de bikepacking ?

La plupart des bikepackers expérimentés recommandent de ne pas dépasser 10 à 12 kg de charge totale (sacoches + contenu). Chaque kilo supplémentaire augmente la dépense énergétique d’environ 0,5 % par % de pente. (Source : Swain, Medicine and Science in Sports and Exercise, 1994.)

Comment naviguer hors connexion en bikepacking ?

Idéalement, combinez un GPS vélo dédié (Garmin Edge, Wahoo) avec cartes hors ligne, et une application smartphone comme Komoot ou OsmAnd avec tracé GPX téléchargé. Deux systèmes indépendants garantissent une redondance en cas de panne.

Quelle est l’erreur la plus fréquente des débutants en bikepacking ?

La surcharge est l’erreur numéro un : les débutants emportent systématiquement trop de matériel. La deuxième erreur la plus fréquente est de ne pas tester le setup complet (vélo chargé + bivouac) avant le départ.

Faut-il un antivol en bikepacking ?

Oui. La solution recommandée est d’utiliser deux antivols légers combinés (câble + antivol pliant type Abus Bordo Lite) plutôt qu’un seul lourd antivol en U. La combinaison de deux systèmes différents décourage efficacement les voleurs opportunistes.

Quel sac de couchage choisir pour le bikepacking ?

Choisissez un sac dont la température de confort (norme EN 13537 / ISO 23537) est inférieure à la température minimale prévue. Pour un bikepacking printemps-automne en France, visez une température de confort de +5 à +10 °C.

Sources et références

  1. Ainsworth BE et al. (2011). 2011 Compendium of Physical Activities. Medicine & Science in Sports & Exercise, 43(8), 1575–1581. doi:10.1249/MSS.0b013e31821ece12
  2. Bini RR & Hume PA (2014). Assessment of Bilateral Asymmetry in Cycling. Journal of Science and Cycling.
  3. Casa DJ et al. (2000). National Athletic Trainers’ Association Position Statement: Fluid Replacement for Athletes. Journal of Athletic Training, 35(2), 212–224.
  4. ANSES (2022). Besoins en eau lors de l’activité physique. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation.
  5. Swain DP (1994). The influence of body mass in endurance bicycling. Medicine and Science in Sports and Exercise, 26(1), 58–63.
  6. Norme européenne EN 13537:2012 / ISO 23537. Exigences pour les sacs de couchage.
  7. British Cycling (2023). Guide to nutrition for cyclists. britishcycling.org.uk

Erwann

Passionné du web mais tout autant passionné par l'univers du vtt, je livre et partage sur ce blog mes découvertes et inspirations. Blog pluridisciplinaire, j'aborde aussi bien d'autres sujets.

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