Parc naturel de Los Alcornocales

Nouvelle sortie dans le parc naturel de Los Alcornocales.
On ne change pas le programme de la dernière sortie dans le coin.

Aujourd’hui, le départ depuis Sanluccar s’est fait beaucoup plus tôt.
L’idée étant de ne pas finir la rando sous un soleil de plomb.

Le départ se fait dans la brume et avec un vent frais.
Alors que le soleil n’est pas encore levé, je roule à bonne allure sur les premiers kilométres de cette rando.
Je suis chargé comme une mule. Je sais depuis mon dernier passage qu’il n’y a pas le moindre point d’eau valable sur mon itinéraire.
Soit une cinquantaine de km à faire en totale autonomie.
La poche à eau est pleine d’une eau hyper fraîche à laquelle j’ai ajouté quelques bouteilles d’eau congelées. Ça représente un bon paquetage mais cela reste supportable.

De si bonne heure, j’ai l’impression que le Parc naturel de Los Alcornocales n’appartient qu’à moi.
Les sentiers empruntés sont déserts, alors que sur la route qui m’a conduit d’Ubrique jusqu’à mon point de départ j’ai croisé de nombreux marcheurs.

La première partie s’effectue le long d’une piste qui ne présente aucune difficulté technique. Seuls quelques trous profonds méritent un soupçon de vigilance.

Les choses se compliquent quand la trace bifurque et qu’elle file droit au sud.
Dès lors je sais que les choses vont se passer différemment.
La piste large et aplanie se transforme en un chemin taillé au buldozer. Les virages sont nombreux et en épingle.
On prend de la vitesse tout aussi rapidement qu’on en a pris.
De véritables montagnes russes.

Au fil des kilomètres la température monte. Les réserves d’eau diminuent et je commence à me rationner.
L’ombre des arbres rafraîchit à peine.

Parfois les coups de cul forcent à poser pied à terre le temps de récupérer, les poussages se font plus longs.
Je réduits l’allure mais après plus de 3 heures de pédalage, j’amorce à peine la remontée vers le nord. Même si l’évolution sur beaucoup de pistes ne réclame pas trop d’effort, le soleil de midi donne du fil à retordre.

Je continue péniblement. Dans le sac à dos, j’ai l’impression que l’eau s’évapore tant la quantité diminue à vue d’œil.

Quand enfin j’atteins l’albergue de la calderona, je sais que le plus dur est fait.
Néanmoins, il reste encore une bonne quinzaine de kilomètres à couvrir.

Quelques beau passages et belles descentes sont dans le viseur mais pour en profiter, encore faut-il avoir un peu d’énergie.
Je m’économise autant que l’eau mais c’est sur les rotules que je finis cette rando.

Pour les stats on résume avec les chiffres ci-dessous :
47 kms
6h30 de rando
1460 m de D+
A toute fins utiles, la température moyenne était de 27° sur l’ensemble du parcours avec une pointe à 37°.

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